Prix Goncourt 1994 pour Un aller simple, le romancier Didier van Cauwelaert, était jeudi 11 juillet 2019 au cinéma de Contis plage


Dans le cadre de Rendez-Vous, la manifestation littéraire initiée par la Médiathèque départementale des Landes, chaque mois un auteur est l'invité d'une médiathèque du département. A Saint Julien en Born, ce Rendez-vous fut un moment de convivialité animée par Jean-Antoine Loiseau, critique littéraire.

Le public, venu nombreux, a pu échanger avec Didier van Cauwelaert sur ses écrits et son parcours conséquent.

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Pour répondre à une question du public, Didier van Cauwelaert a commencé à écrire dès son plus jeune âge. C’est en écoutant les histoires racontées par son père qu’il a découvert le plaisir et le pouvoir des mots. Il a décidé de devenir écrivain dès l’instant où il a appris à écrire, à l’école. Si dans son enfance, il romance sa vie et met en scène des histoires pour épater ses camarades, aujourd’hui son plaisir d’inventer est toujours le même.


Il écrit au stylo, aime l’agilité qu’il permet et a besoin de la mémoire des ratures avant de passer à l’ordinateur. L’écriture est pour lui, une mise en mouvement des choses qu’il voit ou qu’il ressent, un espace de liberté. Il choisit « des titres à résonance affective ». Il aime débuter ses romans par une situation concrète et « rentrer dans des petites niches particulières ». Il lui « faut aussi la première phrase » pour lancer son récit et ensuite ses personnages peuvent s’exprimer.


Beaucoup d’auteurs l’ont influencé, Marcel Aymé et Frédéric Dard dans son enfance, Félicien Marceau, Cocteau ou Diderot plus tard. Il admire l’écriture de Georges Brassens, la précision de la phrase, l’humour, le classicisme qui côtoie l’argot.


Lors de la soirée, Didier van Cauwelaert évoque plusieurs de ses ouvrages. Dans l’essai Les émotions cachées des plantes, il révèle le fruit d’observations et d’expériences scientifiques selon lesquelles les plantes sont dotées d’intelligence et de sensibilité. Dans les romans Jules et Le retour de Jules, où le héros est un chien d’aveugle, il nous dit sa fascination pour ces animaux capables par exemple de détecter une crise d’épilepsie une heure avant qu’elle arrive. Il évoque également son intérêt pour les phénomènes surnaturels ou paranormaux qui font irruption dans un quotidien réaliste comme dans J’ai perdu Albert. Dans son dernier roman paru chez Albin Michel en début d’année La personne de confiance, il traite d’une amitié improbable entre un jeune de banlieue et une ancienne héroïne de la Résistance.


Avec Didier van Cauwelaert, ce qui est sûr c’est que l’écriture est toujours surprenante et jubilatoire !


La rencontre s'achève sur une séance de dédicace où le public a pu partager un moment plus intime avec l'écrivain. Voilà une belle rencontre littéraire estivale !

 

Écoutez un extrait de la rencontre

Enregistrement réalisé par Anthony Bacchetta avec le soutien de la

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Sélection d'ouvrages de Didier van Cauwelaert

OPAC Sélection de notices