Comment ne pas souhaiter retrouver au plus vite des paysages s'ouvrant sous nos yeux ?

William Turner

 

L'exposition virtuelle dédiée au peintre, aquarelliste et graveur britannique William Turner (1775-1851), proposée par le Musée Jacquemart-André, ne peut que vous réjouir, en vous entraînant sur les pas de celui qui mérita bien avant les impressionnistes le nom de "Peintre de la lumière".

 

Un" grand dehors" vous est offert au fil de chacune des salles visitées. Devant les œuvres, une soixante d'aquarelles et quelques dix peintures à l'huile, (sans oublier les commentaire du conservateur du Musée si vous le souhaitez), vous découvrirez ce coloriste prodigieux, à la pointe artistique de son temps.

 

Grand admirateur de Claude Gellée (dit Le Lorrain) et de Nicolas Poussin, il visita le Louvre en 1802. La visite de Venise, où il séjourna à trois reprises, lui fut aussi une importante source d'inspiration.

L'une des grandes originalités de William Turner reposa sur l'utilisation d'un fond blanc (dans sa préparation des supports) pour donner à ses tableaux la fraîcheur des couleurs et de la luminosité. Au delà-de son génie à manier la gamme chromatique, l'artiste, sur la fin de sa carrière, sut donner à ses compositions un caractère énigmatique proche de ce que certains considèrent aujourd'hui comme les prémices de l'abstraction. C'est dire si ce peintre innova.

William Turner trouva la mort en 1851, victime du choléra. Ses derniers mots auraient été, lui que l'on appelait aussi le "peintre des incendies" et dont la couleur favorite était le jaune de chrome : "Le soleil est Dieu."