Retour à Verdun

Dans la mémoire des hommes, Verdun restera une bataille au cœur de la Première Guerre mondiale, de 300 jours et 300 nuits. 

Verdun, c'est une bataille, en Lorraine, qui débute le 21 février 1916 pour se terminer le 19 décembre. Verdun, ce sont 700.000 pertes (morts, disparus ou blessés) et des hommes engagés sous un déluge de feu.

Dans cet enfer, les romanciers Henri Barbusse (Le feu), Roland Dorgelès (Les Croix de bois), Jules Romains (Les hommes de bonne volonté) situent l’action de leur roman.

Au même moment, entre juillet et novembre 1916, a lieu la Bataille de la Somme.

Le conflit de 14-18 rime avec grandes batailles : Le Chemin des Dames, les Dardanelles, la Bataille de la Marne, celle des Flandres, de l’Argonne ou des Ardennes, mais aussi des lieux tristement célèbres, comme le Fort de Douaumont, la "colline sanglante" de Notre-Dame-de-Lorette ou bien encore Péronne, Cumières-Le-Mort-Homme, Craonne l'Ancien, villages disparus.

« C’était une grêle dense qui fondait sur nous, hachait terriblement l’espace, raclait et effleurait toute la plaine. Je regardai à un créneau.

J’eus une rapide et étrange vision : il y avait, en avant de nous, à une dizaine de mètres au plus, des formes allongées, inertes, les unes à côté des autres – un rang de soldats fauchés – et arrivant en nuée, de toutes parts, les projectiles criblaient cet alignement de morts !

Les balles qui écorchaient la terre par raies droites en soulevant de minces nuages linéaires, trouaient, labouraient les corps rigidement collés au sol, cassaient les membres raides, s’enfonçaient dans des faces blafardes et vidées, crevaient, avec des éclaboussements, des yeux liquéfiés et on voyait sous la rafale se remuer un peu et se déranger par endroits la file des morts. »


       Henri Barbusse, Le feu, 1916 

 

Les grandes batailles de 14-18

 

   

 

 

 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. Ces cookies sont utilisés pour réaliser des statistiques de visites.