Jacques Sémelin : le regard intérieur

 Jacques Sémelin, je l’ai découvert à la radio, lors de l’invitation de son ami Jean Lebrun à La marche de l’histoire.

Les photos le montrent couvert d’un grand chapeau au-dessus de lunettes transparentes et rien ne laisserait dire que cet homme vit dans le noir. Mais Sémelin est un aveugle atypique : adolescent, une rétinopathie le conduit graduellement à la cécité. Engagé dans des études d’histoire, il nie longtemps l’inéluctable, croyant abuser son entourage. Doté d’une force de caractère extraordinaire, il décide de prendre le problème à bras-le-corps et il poursuit son chemin comme conférencier aux Etats-Unis, chercheur au CNRS, enseignant à Science PO.


Avec l’apprentissage trop tardif du braille, ce sont les nouvelles technologies qui ont été sa canne blanche. Aujourd’hui, l’historien délaisse quelque peu ses sujets de prédilection (totalitarismes, génocides) pour se faire porte-voix de la différence et du handicap, à travers deux ouvrages : J’arrive où je suis étranger et  Je veux croire au soleil.

Alors que le premier raconte son parcours chaotique, le second nous met en situation de l’accompagner pendant un mois dans un voyage à la fac au Canada où il assure un cycle d’enseignement. Découvrir un appartement loué sur Internet, trouver la bouche de métro, manger à la cafétéria de la fac, tout cela dans le noir et avec une canne blanche, en restant d’humeur égale, quel challenge !

Un bol d’air pour ceux qui connaissent le problème, une découverte admirative pour les autres.
Sémelin, avec son grand chapeau, nous espérons l’accueillir en Rendez-Vous et vous proposons de le découvrir dans :

Le Studio du 28 minutes d’Arte

La marche de l’histoire sur France Inter

Deux ouvrages à ne pas rater      

 

 

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