La médecine, toute une histoire

    On connaissait déjà Hippocrate, Galien ou Avicenne. De tout temps, des médecins ont jalonné l'histoire. François Iselin (Les lys et le caducée : Soigner à la cour de Versailles, Editions Perrin, 2013) nous fait découvrir comment l'on soignait à la cour de Versailles sous les règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, après Ambroise Paré qui illumine le XVIe siècle.

Dans cet étrange aréopage qui entoure la royauté, ce sont de nouveaux noms qui apparaissent : les Fagon, La Martinière, La Peyronie, Daquin dont la charge se transmet souvent de père en fils.
Les médecins pavoisent en tête de cortège, suivis par les chirurgiens, les apothicaires clôturant la marche : quand le roi se déplace, ce sont bien souvent pas moins de douze autorités médicales qui lui emboîtent le pas.
Les professions se définissent, la Faculté se dessine. 

  Toutefois, le nombre ne fait rien l'affaire, les soins sont dispensés à l'aveugle. Médecins et chirurgiens préconisent de préférence les saignées, les clystères, les émétiques, comme si le meilleur moyen de faire fuir le mal était d'évacuer les humeurs et liquides du corps, sang, selle, bile.
On souffre d'anthrax, de goutte, de variole. Parfois le diagnostic est vain et la Reine succombe d'un abcès axillaire qui vire à la septicémie, décapitant le royaume de France.
Iselin relate aussi quelques histoires de couches pas tristes, dont Madame de Sévigné et la Princesse Palatine se font l'écho.
Ce court essai très abordable se termine sur l'agonie du Roi-Soleil, vaincu par la gangrène, et le supposé phimosis du dernier roi qui empêcha longtemps les français d'accueillir un bien inutile dauphin. 

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