Du nouveau au pays des Mooks


 

La revue XXI avait initié le mouvement : un journalisme qui privilégie des enquêtes approfondies et des reportages au long cours. Certains de ces mooks avaient été chroniqués ici. A la croisée du journalisme d'investigation et du mook, la revue le Crieur fait partie des nouveaux venus.

 Créée par deux références du monde des idées (la maison d’édition la Découverte et le site du journal en ligne Médiapart), son titre est une allusion à la figure du crieur public.
Cette revue associe philosophes, historiens, universitaires pour des articles et des dossiers très documentés.


L'ambition de la Revue du crieur est d'incarner un journalisme d'idées qui conjugue les engagements et les savoir-faire de Médiapart et de La Découverte, pour aborder de manière inédite le monde de la culture, des savoirs et des idées, en France et à l'étranger, dans toute sa diversité […] C'est pour rendre compte de cette réalité que la Revue du crieur publiera des enquêtes et des reportages, sur des sujets les plus variés, mais toujours dans un esprit incisif, quitte à faire vaciller certains magistères...

chicfille

 
Chic fille     
Moins  féministe que la revue Causette qui occupe avec plus de détermination et conviction ce créneau, Chic fille ne relève pas non plus du registre de la presse féminine. Elle s’inscrit plutôt dans la lignée de la revue Schnock pour son côté « retour vers le passé » (le premier numéro était consacré à Françoise Sagan), mais elle propose également des portraits de personnalités contemporaines comme celui de l'écrivain Emmanuel Carrère.
Son titre désuet et bienveillant et son rythme de parution aléatoire signent là encore une forme de résistance à notre époque frénétique.

 

 

 

 

 

scnock

 Schnock n’est pas une nouveauté puisqu’il existe depuis 2010,  mais gagne, si ce n'est déjà fait, à être connu.  
175 pages qui balayent la culture au sens large, plus précisément la pop culture des années 60-70-90.
Cette revue tournée délibérément et résolument vers des figures du passé pourrait se résumer en quelques mots : halte au jeunisme, le passé mais sans nostalgie, humour décapant , ton caustique et joyeux, autodérision pour un journal sur l’esprit de l’époque. On y trouve des dossiers bien menés avec des interviews et des portraits qui sortent des sentiers battus.
Un mook qui ne se prend pas au sérieux, pour un public, faut-il le préciser, de vieux schnocks ou amateurs de vintage !

 

 

 

 

 

 

 

 

A réserver à la médiathèque

 

 

 

 

 

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