Autriche

Andréas Egger, le héros d'Une vie entière n'a vraiment pas de chance : il est mal né.


Enfance orpheline en 1902, dans un village de montagne autrichien, recueilli par une brute qui le rend boiteux, et à l'âge adulte cela ne va pas mieux, il faut trimer sans se plaindre.

Heureusement pour lui, il est fort physiquement et psychologiquement ce qui lui permet de se donner une ligne de conduite. Selon lui, "un homme doit élever le regard, pour voir plus loin que son petit bout de terre, le plus loin possible" c'est ce qu'il va tenter de faire toute sa vie.

Février 1933, il vient de secourir le chevrier Jean des Cornes agonisant sur sa paillasse, le porte sur son dos jusqu'au village et fait halte à l'auberge où il rencontre Marie et en tombe amoureux...

De l'ascension hitlérienne à la décennie seventies de la révolution téléphérique, l'écrivain viennois Robert Seethaler brosse le portrait d'un homme "sans qualités", dont le seul désir de vivre se mue en une leçon de noblesse.

Son oeuvre, sans complaisance esthétique s'inscrit dans la veine contemporaine viennoise, assez loin du roman de terroir autrichien qui entretient le romantisme entre l'homme et le paysage.

Ce roman renvoie à André Bucher pour son titre Déneiger le ciel.

 

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